L’immortalité de ma plume.

 

Ma plume

Ma plume, elle gouverne tout,

S’appuyant sur les caractères de l’alphabet jetés en confusion,

Elle les rassemble dans un arrangement vif pour dénoncer les illusions,

Pour aussi décrire de grands avènements, et du doux.

 

Aussi, dotée d’un style luisant comme le cristal,

Sa pureté fait son éclat,

Sa légèreté créée l’idéal,

Sa noblesse est comparable à celle d’un prélat.

 

D’une piaffante et trépidante armure,

Elle est cette plume de maux, cette plume chatoyante,

Celle dont il n’existe point de doublure,

Unique donc, elle est rutilante.

 

Ma plume, elle utilise les mots pour répandre amour et joies,

Décrivant le bleu et l’azur des cieux,

Pour stimuler humeur et foi,

Car pour elle, le mot, en définitive, c’est le Verbe et le Verbe c’est Dieu.

 

Que ce divin s’immortalise dans une plume blanche,

Dans une plume noire ou bleue,

Peu importe, tant qu’il la rend franche,

Et qu’elle invariablement dénoue tout nœud.

 

Ma plume, elle détricote mes rêves de guerre en mon âme inquiète.

Elle peint la malveillance qui gangrène notre société,

Où j’aurais été soldat, si je n’étais pas poète,

M’y consacrant, comme maintenant, avec fierté.

 

Ma plume à la main, je gourmanderai inlassablement les vices,

C’est pourquoi je serai la dixième,

S’il n’en demeure que dix,

Et s’il n’en reste qu’une, je serai celle-là même.

 

N’en déplaise chaque jour,

A leur humeur austère ou sémillante,

Moi, pour toujours,

Je serais une immortelle Plume Parlante.

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