De la nécessité de renouveler la classe politique Togolaise

Crédit image : togoportail.net
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Salam à toutes et à tous.

A Lomé, les manifestations du 21 novembre dernier et celles d’hier, 28 novembre 2014 prouvent à suffisance combien la rue, ce pouvoir incontournable dans les années 1990 a perdu de son caractère sacré. Rien de bien surprenant si on se réfère aux différentes marches et manifestations qu’il y a eu depuis 2010, soit 184 samedis en tout. L’usure du temps a consumé progressivement la seule force extérieure, ce pouvoir souverain, ce mode irréfutable de pression que pouvait avoir l’opposition Togolaise. Le manque de stratégie aigu et ce refus patent des acteurs de l’opposition se remettre en cause en sont pour quelque chose. Et puisque le Burkina Faso n’a pas connu la situation similaire que le Togo, il n’y a donc plus grande surprise de constater que la flamme de révolution qu’a voulu allumer nos opposants zélés s’est éteinte progressivement les mêmes jours.

Revenons un peu à la crise politique Togolaise. J’aurais voulu évoquer une certaine complaisance de l’opposition Togolaise et une mauvaise foi du président Faure comme titre de ce billet. Mais je risque d’écrire dans ce billet ce que les uns et les autres ont déjà écrit. Tenez par exemple ce billet ci.

La principale difficulté réside sur la mésentente autour de la rétroactivité ou non du mandat présidentiel si d’aventure, le parti majoritaire concédait une modification de l’article 59 de la constitution Togolaise. Limiter le mandat présidentiel à deux mandats comme l’avait prévu le constituant de 1990 mais ceci avec pour effet immédiat est et sera une pilule amer difficile à faire avaler au président Faure. La difficile concession autour de cette modification risque de nous conduire vers des échéances électorales violentes.

L’opposition Togolaise a besoin d’être renouveler dans tout son ensemble parce qu’elle est essoufflée et en manque de stratégie accru. Plus qu’une nécessité, c’est devenu une exigence si on veut véritablement construire le Togo. Ceci explique valablement cet échec cuisant des nombreuses tentatives à déclencher une certaine révolution ouagalaise au Togo.

Aussi, il faudrait soulever une mauvaise foi du président Faure qui joue avec cette question sensible de limitation de mandat. Oui, notre président est véritablement de mauvaise foi. Autrement, si ces nombreux accords notamment l’APG de 2006 (Accord Politique Global), les Accords de OUAGA et même, les dernières recommandations en date de la CVJR (Commission Vérité Justice et Réconciliation) avaient été mis en œuvre dans leur ensemble, ceci n’agiterai aucunement la classe politique à quelques mois des nouvelles échéances électorales.

Jeunesse

Il y a de ces leçons que notre jeune génération doit tirer des nombreuses erreurs de notre classe politique dirigeante. Qu’il s’agisse de l’opposition ou du parti au pouvoir, il faut retenir que ces dix dernières années ont révélés leur incapacité à asseoir une véritable démocratie et à définitivement mettre le pays sur la voie du développement.

L’idéal aurait été que notre jeune génération puisse contribuer elle aussi à la direction des affaires publiques. Qu’elle puisse elle aussi non pas contribuer, mais gérer elle-même directement les affaires publiques. User de ses longues années d’études universitaires, user de ses nombreuses expériences à l’étranger, utiliser de son savoir-faire pour développer notre pays. Oui, cet idéal est bien resté un idéal parce que la complicité passive et honteuse de nos intellectuels doublée de l’imbécilité grandissante du bas-peuple ne favorise aucunement une quelconque avancée.

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Contrairement à un ami et frère Tetenyon qui pense que tout ceci n’est que le résultat d’un manque d’ambition, lire ici, il serait plutôt loisible de remarquer que c’est notre sphère politique elle-même qui tue l’ambition de nous, jeunes gens. Le climat politique Togolais ne favorise aucunement l’extériorisation d’une quelconque ambition. Aussitôt, elle naît, aussitôt, elle meurt. Ceci s’explique par deux raisons :

Le sens de la contradiction que ne tolère aucunement le régime en place.

L’arbitraire de notre justice.

Il revient à notre jeune génération de définir les grandes orientations qu’elle voudrait avoir et faire perpétuer pour nos enfants et petits enfants. Personne n’est investit d’une mission messianique ou divine pour diriger un pays, pensons à construire nous-mêmes le Togo dès maintenant.

A très vite !

4 thoughts on “De la nécessité de renouveler la classe politique Togolaise

  1. Bel article.. Total d’avis avec le fait qu’il faille reconstituer l’opposition… Et aussi pour nous les jeunes, il faut vraiment qu’on se prépare.. L’affaire parait bien plus compliquée qu’elle ne le semble être.

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