Lettre à l’artiste SIA

siaChère Sia.

J’ai écouté the Greatest. Et je suis définitivement épris de vous. Je voudrais bien qu’il y ait un « nous ». Et qu’on vive le bonheur to the Highest. Au travers de cette musique si douce, vous avez rendu toute ma semaine si belle. Les mimiques m’ont fait l’effet d’une mousse. Et je vous avoue combien ça aurait tissé dans la dentelle. Puisque je ne suis pas votre seul admirateur, je voulais y aller à toute vitesse. Excusez donc mon impolitesse, je n’ai pas eu le temps de faire les civilités. Vous allez bien ? Moi, oui, en toute fierté.

Aujourd’hui encore cette mélodie me transporte si haut. J’ai l’impression de toucher l’horizon. Elle me fait frôler l’avenir à demi-mots. Et moi, je m’y perds plus que de raison. Votre dernière  chanson est si doucereuse. Toutes vos mélodies sont si enivrantes. Elles me font toujours l’effet d’une grande berceuse. Vous êtes d’une beauté exaspérante.

Regardez. Observez, et dites-moi. Comment êtes- vous entrée dans ma vie ? Comment avez-vous fait, pour qu’en un jour, avec une musique, tout bascule dans mon existence ? Je suis désespérément accroché à YOU’VE CHANGED, à I GO TO SLEEP, à CHANDELIER, à ELASTIC HEART, à ALIVE, à TITANIUM à CHEAP THRILLS et pas que…  Je vais vous le dire, moi : votre dernière mélodie a fracassé toutes les fenêtres qui fermaient mon âme et mon cœur. Elle a ouvert toutes les portes que je voulais fermer, comme un bélier qui déchire le silence en martelant les murs du château que j’avais mis des années à construire. Elle a assiégé le château de mon existence.

J’ai été blessé plusieurs fois. J’ai pleuré de nombreuses fois. J’ai pris tout seul ma croix. Et faillit perdre ma foi. Mais de toute façon, qui ne pleure pas ? Je vous le dis, j’ai été blessé, et comme un lion combattant l’homme, j’étais en retraite dans mon propre royaume, reclus, comme un Roi amputé de son armée et de sa couronne. Je revoyais à chaque cauchemar les sourires qui s’effacent, les larmes que l’on trace, le sang qui perle au bout d’un fragment de cœur embroché. Et je haïssais tout ça !

La faiblesse de mon être m’avait contraint à abandonner, à laisser derrière moi les regrets, comme un sillon formé par l’acide de mes larmes et de ma colère. Je voulais que toutes mes craintes deviennent brume d’absurdités. Je voulais m’enfermer le temps que tout passe, naïf, moi qui me pensais solide comme un roc. Puis, je vous ai écouté. Un soir, je vous ai rencontré…

Et vous, SIA et vôtre musique, êtes venus à moi, oui, vous ! Vous êtes arrivées comme une tempête de pétales de cerisiers, et vous avez apporté le Soleil qui me manquait mais que je redoutais tant. Vous avez apporté tant à mon existence en un échange audible, en quelques mots bien placés vous avez détruit mon monde, comme on briserait un verre sur le carrelage. Vous avez été une étoile dans un monde trop noir.

Votre voix si lénifiante, vos paroles si édifiantes, ont fracturé mes repères, ébloui mes routes, changé mon quotidien. Vous m’avez transformé en goutte d’eau au travers de l’océan. Vos mots m’ont arraché à la solitude, au silence. Votre orphéon a été plus doux que toutes les fantaisies que j’ai pu connaître dans le passé. Vous avez émoussé délicatement les lames de mes rasoirs. Vous avez été la solide corde qui a aidé l’alpiniste en fin de course.

Vous êtes depuis une semaine, la première silhouette qui secoue mon réveil, la première image qui se bouscule dans ma tête, l’objet de mes désirs, la source de mes hantises. Pas une seule minute ne passe sans que je ne pense à vous, à ce que vous faites, à ce dont vous avez besoin.

Vous et votre enivrante musique êtes la bouée à laquelle je me raccroche désespérément. Vous êtes l’espoir que je n’attendais plus. Je sais. Je sais, c’est pathétique, mais vous auriez peut-être dû me laisser, dans l’obscurité des terres gelées, mais vous avez eu raison en me sauvant sans même le savoir. Pour ça, je vous dis merci, oui merci infiniment, parce que vous êtes devenue ma seule manière de survivre. Je n’ai pas eu d’autres choix.

CERVANTÈS avait raison en disant que « là où est la musique, il n’y a pas de place pour le mal ».
Vous me rendez un peu trop moi. Alors je marche pas à pas. Mon côté sombre n’est plus là. J’étais triste et puis soudain, vous voilà, SIA !

Je vous aime. ❤

Guillaume.

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Guillaume DJONDO

Guillaume DJONDO

Social Media Manager chez Hikari Concept
Ce blog vous permettra peut être de mieux savoir qui je suis... Je ne sais pas encore. Je me cherche, je saisis toute brèche, je m'élance dans la recherche. Dans ce méli-mélo, certains diront que je suis : - Juriste spécialisé en Passation et Gestion des Marchés Publics. - D'autres : Social Media Manager. - D'autres encore : Poète. Tout dépend de la casquette que je porte en leur présence. Moi, je sais juste que j'ai une Plume qui Parle.
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14 commentaires sur “Lettre à l’artiste SIA

    1. Je suis d’avis avec toi. Avec les nouvelles technologies nos les femmes n’avont droit qu’à des emoticones. Alors que ça c’est profond. Je vois encore mes cousines lire et relire leurs lettres d’amour alors que j’étais toute petite et en rêvais une fois grande.

      #Guillaume, t’es allé fort et on voit que #Sia t’a touché par sa musique.

  1. Bonjour Guillaume. J’ai été très touchée. Si j’étais Sia, je remuerai ciel et terre pour retrouver cet admirateur et lui dire un mot. Wàaaa, tu as osé. Bref, j’ai aimé. Dis, faut pas qu’on retrouve sous peu des jumelles à ta lettre avec quelques modifications près…. Merci.. Elle rougirai certainement à la lecture de ta lettre.

  2. Tu frôle d’un rienla perfection lyrique mon cher. Moi meme etant un fan confirmé je peut imaginer ce que tu ressent, nulle voix au monde pour l’égaler.

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